Avec la dégradation de la situation financière de la France notamment depuis la crise de 2008, il était prévisible que tous, y compris les collectivités locales participent à l’effort national. La baisse importante des dotations de l’Etat était annoncée depuis 2013.

De plus, la réforme des rythmes scolaires et ses conséquences en termes d’augmentation des dépenses de 500 000 euros par an, même si tout a été fait pour en reculer l’échéance, étaient connues et auraient pu être anticipées.

Gouverner c’est prévoir et anticiper une baisse de recettes passe aussi me semble-t-il par une diminution des dépenses non-indispensables en temps de crise. La question des priorités est alors posée.

Devions-nous dépenser 1,4 millions € (solde entre des dépenses à hauteur de 2,6 millions € et des recettes de 1,2 millions €) pour une exposition Caillebotte qui n’a rien amélioré à la vie quotidienne des yerrois, 200 000 € pour des Autolib ou 650 000 € pour la rénovation du parc de la Mairie qui pouvait attendre ?

Maintenant, pour le budget 2015, c’est la vie de tous les jours des yerrois qui risque d’être touchée par une augmentation du coût des services publics de proximité ou leur suppression, sans parler de la baisse de l’investissement qui en dessous d’un certain seuil ne permet pas le renouvellement minimum des infrastructures qui se détériorent.

 

Daphné RACT-MADOUX

Conseillère Municipale

Article du mois d’octobre 2014

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